
Autonomes du Parti Socialiste, le MJS regroupe des jeunes de 15 à 28 ans qui refusent l'actuelle politique menée par Sarkozy, ainsi que les idées extrémistes de Le Pen et centristes de Bayrou. Notre organisation est ouverte à tous ceux qui sont prêts à aider afin de proposer une alternative à gauche de manière crédible, d'agir sur le terrain, combattre la droite dont notamment sur la destruction de la plupart des acquis fondamentaux ...
L’AFIJ (Association pour faciliter l’insertion professionnelle des jeunes diplômés) a constaté en octobre une chute de 32 % des offres d’emploi pour les jeunes sortant de l’enseignement supérieur, par rapport à octobre 2007. En nombre de postes, l’effondrement est encore plus brutal : 66 % sur la même période.
Suite à l’effondrement des marchés financiers, la contraction du marché de l’emploi semblait inévitable et était anticipée par nombre d’économistes. Cette contraction prend toute son ampleur aux extrémités du marché, et notamment à l’entrée sur le marché du travail. Les chiffres de l’AFIJ laissent présager de nombreuses difficultés pour les jeunes, quel que soit leur niveau de qualifications.
Hausse du chômage, pouvoir d’achat en baisse, précarité accentuée sont les conséquences directes d’une politique inefficace et de l’absence de volontarisme. Le Mouvement des Jeunes Socialistes dénonce la politique de l’autruche du gouvernement qui ne fait qu’empirer la crise de l’emploi par des contre-réformes comme le projet de report à 70 ans l’âge de départ à la retraite, projet en totale contradiction avec la situation dramatique sur le front de l’emploi.
Pour répondre à cette situation, il est temps d’apporter de vraies réponses. L’insertion professionnelle des jeunes doit être une priorité. Cela passe par un investissement plus important dans la formation initiale des jeunes. Par ailleurs, il est indéniable que le chômage n’a jamais autant baissé qu’à l’occasion des réductions du temps de travail hebdomadaire. Le partage du travail fait partie du partage des richesses, il est créateur d’emplois et de nouvelles richesses.
Le ”travailler plus pour gagner plus” est un échec, il doit laisser place au travailler moins pour travailler tous et vivre mieux.
Le MJS est autonome du parti socialiste mais évident nous avons un oeil attentif à ce qu'il se passe du côté de nos aînés...
Le 23 septembre, six motions ont été déposées à l'occasion d'un conseil national de synthèse à la Mutualité à Paris, en
vue du Congrès de Reims. Six textes sur lesquels les militants seront invités à voter le 6 novembre. Télécharger les textes (avec les signataires) en pdf :
Motion A - Bertrand Delanoë
Motion B - Pôle écologique
Motion C - Benoît Hamon
Motion D - Martine Aubry
Motion E - Gérard Collomb
Motion F - Franck Pupunat
La directive de la honte construit les geôles de l’Europe forteresse !
Le Mouvement des Jeunes Socialistes s’indigne de l’adoption par le parlement européen de la directive retour ou directive de la honte.
Première mesure de codécision de l’UE en matière d’immigration, la directive ne traite que de la répression à l’égard des sans papiers et illustre une conception de l’UE bien éloignée des valeurs
fondamentales de l’Europe. Le MJS accuse les parlementaires européens et les gouvernements qui ont approuvé la directive d’utiliser l’argument de l’harmonisation des règles à
des fins exclusives de répression des personnes sans papiers. Censée harmoniser les pratiques dans l’UE, la directive votée s’aligne en fait sur les standards européens les plus
répressifs, incitant de fait la plupart des Etats à adopter des réglementations plus dures pour les personnes sans papiers.
En prévoyant une rétention pouvant atteindre 18 mois, il porte en lui une logique inhumaine : la généralisation d’une politique d’enfermement des personnes étrangères. Lorsqu’on
sait d’expérience que l’éloignement d’un étranger intervient dans les dix premiers jours de sa détention, il est évident que l’utilisation d’une durée si longue vise à punir et à contrôler.
Cette directive instaure, également, une interdiction pour 5 ans de revenir en Europe pour toutes les personnes renvoyées. Elle ne peut que créer des situations
absurdes et inacceptables en éloignant pour une durée très longue des personnes qui plongent nécessairement dans la clandestinité celles et ceux qui voudraient
revenir.
Symbole d’une conception ultra réactionnaire de l’Europe, insulte faite au Monde entier, la directive construit les geôles de l’Europe forteresse. Illustration la plus grave de cette
dérive honteuse, les personnes vulnérables (femmes enceintes, personnes âgées, malade, victimes de tortures) et les mineurs, jusqu’alors protégées, sont concernés, au même titre que les autres,
par la directive.
Le MJS demande la mise en œuvre d’une vraie politique d’immigration pour l’UE en concertation avec les pays concernés. L’Europe avait besoin hier des immigrés, elle en aura besoin demain
pour des raisons tant économiques que démographiques. Elle doit également être une terre d’accueil porteuse d’une vision ouverte sur le monde et protecteur des libertés
fondamentales.
Cette directive qui ne peut inspirer que de la honte et du dégoût doit être abrogée.
Retrouvez le discours de conclusion du MJS 71 lors de la première édition de notre festival populaire le 18 mai dernier.
Chers amis, mes camarades,
Pourquoi parler encore de Mai 68, 40 ans plus tard ?
Beaucoup d’entre nous sont trop jeunes pour avoir connu les évènements de Mai. Beaucoup d’entre nous n’ont pas vécu l’occupation des facultés,
les manifestations de masses, les barricades…toute cette effervescence politique qui fit, un temps, vacillé le pouvoir conservateur en place.
Régulièrement, le récit de ces évènements refait surface. Comme la rentrée scolaire ou les sapins de Noël, les medias en ont fait un thème
récurrent, presque poussiéreux qu’ils ressortent à l’occasion, tous les dix ans…
Mes camarades, prenons garde à cette vision figée de Mai 68. Certes, les évènements en eux-mêmes ont leur importance, ils forment notre histoire
commune. Mais ce qui compte par-dessus tout, c’est d’honorer l’esprit de Mai 68 ; ce grand souffle qui drainait avec lui bien plus que de la révolte, bien plus que la critique du pouvoir en
place, mais un désir sans précédent de transformation sociale. Cet « esprit de Mai » continue, encore aujourd’hui, d’inspirer des générations entières d’étudiants et de travailleurs qui
refusent les inégalités sociales et se battent pour un idéal de justice. C’est grâce à Mai 68 que la jeunesse d’hier et d’aujourd’hui s’est mobilisée et continue de se battre contre la précarité,
contre la pauvreté, contre l’injustice, contre le racisme, contre les inégalités de toutes sortes et surtout pour qu’émerge un monde meilleur.
Sous les pavés de Mai 68 est né une des plus grandes idées politiques de ce siècle : l’idée que la jeunesse, quand elle est organisée et
unie autour d’un idéal, peut transformer la société. Le Mouvement des Jeunes Socialistes revendique avec fierté cet héritage. En tant que mouvement de jeunesse, il incarne les aspirations de
notre génération. En tant que mouvement politique, il transforme ces aspirations en revendications qu’il porte avec force dans le débat public. Le MJS est fils de Mai 68. A travers son combat, il
fait perdurer cet « esprit de Mai » ; esprit que je résumerais en trois mots simple : résister, proposer, transformer.
Résister d’abord,
Au-delà de la révolte dans la rue, au-delà des manifestations et des barricades, les étudiants de Mai nous ont montré la voie de la résistance.
Résister, c’est dire NON. NON au pouvoir en place, NON à l’oppression, NON à l’injustice, NON à l’ordre établi, NON à l’autorité quand elle étouffe la liberté, NON à la hiérarchie quand elle
brime l’émancipation de l’individu. Les militants de Mai 68 avaient des dizaines de raisons de dire NON : NON à l’emprisonnement des étudiants dont le seul crime était d’aspirer à plus de
liberté, NON aux violences policières, NON au libéralisme effréné, NON à un système productif qui exploite les salariés, NON au bâillonnement de la jeunesse, NON à une société moraliste et
castratrice, NON, enfin, à De Gaulle, à Pompidou, à l’UNR et à leur politique conservatrice. En se dressant contre le pouvoir en place, les militants de Mai 68 nous ont montré qu’il était
possible et surtout nécessaire de résister, de faire entendre la voix de la jeunesse, de ne jamais renoncer face à l’oppression.
Mes camarades, n’avons-nous pas, nous aussi, des dizaines de raisons de résister ? Face au « liquidateur », à celui qui veut
définitivement « en finir avec Mai 68 », face à la politique de Nicolas Sarkozy, nous avons le devoir dire NON. J’entends souvent dire, par des personnes de droite : « Nicolas
Sarkozy a été élu démocratiquement, il a été élu sur un programme, il est légitime, vous ne pouvez et ne devez rien dire ». Mais enfin, depuis quand une élection démocratique donne-t-elle
l’impunité à celui qui est élu ? L’élection donne-t-elle le droit de bafouer la Constitution, de bafouer les grands principes de la République, comme la laïcité, de bafouer les droits de
l’homme ? Est-ce digne d’un pouvoir démocratique d’enfermer à vie des individus, non pas parce qu’ils ont commis un crime mais simplement parce qu’ils sont considérés comme potentiellement
dangereux ? Est-ce digne d’un pouvoir démocratique de pourchasser des enfants jusque dans leurs salles de classes, pour les expulser, simplement parce que l’Etat refuse à leurs parents le
droit de vivre en paix ? Est-ce digne d’un pouvoir démocratique de laisser une grande partie de la population dans la misère la plus complète ? Est-ce digne d’un pouvoir démocratique
d’imposer les OGM alors que nous ne savons rien de leur dangerosité, dans le seul but de satisfaire les puissants lobbies des laboratoires pharmaceutiques ? Est-ce digne d’un pouvoir
démocratique de serrer la main des dictateurs dans le seul but d’obtenir de juteux contrats d’armements ?
Mes camarades, quand le pouvoir se sert des outils démocratiques pour renforcer le despotisme et mener une politique de casse sociale, nous
avons un devoir de résistance. Résister, non pas avec les armes stériles de la violence, mais résister avec les armes de la République et des droits de l’Homme : résister en s’opposant aux
expulsions de sans-papiers, résister en manifestant, chaque fois que la loi est injuste ou qu’elle opprime, résister à l’ultralibéralisme, résister par la grève, par la pétition, et surtout par
le vote.
Proposer ensuite,
La résistance est stérile si elle ne construit pas une alternative. Là encore, Mai 68 nous montre
la voie. Mai 68, c’est la naissance de nouvelles idées, de nouveaux concepts, de nouvelles revendications. C’est la construction d’un nouveau modèle de société, plus libre, moins moraliste, plus
égalitaire et plus fraternel. Mai 68, c’est aussi la révolution sexuelle, c’est la reconnaissance des minorités, c’est un formidable bouillonnement intellectuel et culturel , qui n’en finit
pas d’alimenter la pensée contemporaine.
Nous devons, nous aussi, génération de 2008, proposer un nouveau modèle. Le capitalisme financier ultralibéral va droit dans le mur et nous
entraîne dans sa chute. Face à lui, les grandes idéologies du XXème siècle ont vécu ; il nous faut réinventer, mes camarades. Nous, jeunes de gauche, nous devons prendre toute notre part à
la rénovation des idées progressistes. Nous ne devons pas seulement faire entendre notre point de vue, nous devons inventer et construire un nouveau modèle social. Un modèle de liberté et
d’émancipation, qui permettrait à chacun, d’où qu’il vienne, de vivre dans des conditions décentes. Un modèle d’égalité un modèle de justice, un modèle de fraternité, un modèle de
tolérance.
Ce modèle, nous avons l’opportunité de le construire dès aujourd’hui. La rénovation du Parti Socialiste nous offre une occasion unique de débat
et de réflexion. La jeunesse doit prendre toute la place qui lui revient dans ce processus. Elle doit mettre en avant des propositions concrètes : je pense, par exemple, à l’allocation
d’autonomie pour tous les étudiants, à la transformation en profondeur de nos institutions pour les démocratiser, ou encore au droit à un logement décent et abordable pour tous. Dans le congrès
qui s’annonce, la jeunesse doit jouer un rôle primordial en rejetant la guerre des chefs qui s’annonce, en exigeant des débats de fonds, en bousculant les vieilles lignes et en inventant le
socialisme du XXIème siècle.
Transformer enfin,
Une proposition n’est rien si elle ne se traduit pas par l’action politique. C’est sans doute ce troisième aspect, partiellement manqué en Mai
68, qui nous laisse l’impression d’une révolution avortée. Mai 68 a été un formidable moment de mobilisation. Un moment où la jeunesse progressiste s’est unie, a fait front commun contre le
conservatisme et a su imposer un nouveau modèle dans le débat public. Mais après Mai 68 il y eu Juin 68 et le retour de la réaction ; la large victoire gaulliste et dans la foulée encore 13
ans de la même politique, jusqu’en 1981 et l’élection de François Mitterrand.
En 2012, mes camarades, cela fera 10 ans qu’un gouvernement de gauche n’a pas été au pouvoir. Quand on a 20 ans, 10 ans c’est beaucoup. Quand on
est du côté des plus faibles, 10 ans d’une politique de droite c’est une catastrophe.
Notre génération doit résister à Nicolas Sarkozy, elle doit proposer une alternative mais surtout, elle doit être en mesure de prendre le
pouvoir. Non pas prendre le pouvoir pour le pouvoir, mais prendre le pouvoir pour transformer en profondeur notre société. Pour redonner, à tous ceux qui nous ferons confiance, des raisons de
croire en la politique, des raisons d’espérer un monde meilleur. Non pas prendre le pouvoir par la force bien sûr, mais grâce à notre travail de réflexion et de persuasion. Prendre le pouvoir par
les urnes parce que nous aurons su convaincre nos concitoyens que le modèle de société que nous portons est le meilleur pour tous.
Mes camarades, le défi qui se présente à notre génération est immense ; tout aussi immense qu’en Mai 68. Nous avons le choix entre rester
passif et laisser le gouvernement en place mettre à bas un par un tous les principes qui ont fait de la France un Etat de liberté et de droit, à commencer par les principes hérités de Mai
68 ; ou bien nous pouvons, tous ensemble nous dresser contre cette politique. Nous pouvons résister, proposer une alternative crédible et transformer, à terme, notre société. Le Mouvement
des Jeunes Socialistes est prêt à relever ce défi avec vous tous. A la pointe du combat contre la casse sociale, fort de son autonomie, le MJS se veut une réelle force de proposition pour
préparer l’alternative politique de demain.
Camarades, enveloppés de « l’esprit de Mai », partons ensemble à l’assaut des barricades sarkozystes. Luttons sans relâche contre sa
politique ; Par notre ardeur, redorons le blason de l’engagement et du combat démocratique. Redonnons à la France ses valeurs de tolérance, d’humanité, d’égalité, de liberté et de
fraternité.
Que vive à jamais l’esprit de Mai, vive l’esprit de résistance, vive la jeunesse en lutte !
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