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Autonomes du Parti Socialiste, le MJS regroupe des jeunes de 15 à 28 ans qui refusent l'actuelle politique menée par Sarkozy, ainsi que les idées extrémistes de Le Pen et centristes de Bayrou. Notre organisation est ouverte à tous ceux qui sont prêts à aider afin de proposer une alternative à gauche de manière crédible, d'agir sur le terrain, combattre la droite dont notamment sur la destruction de la plupart des acquis fondamentaux ...

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Mercredi 17 juin 2009

Depuis plus de 15 ans la gauche, partout en Europe, connaît des défaites politiques. Ces défaites sont graves dans le contexte économique difficile pour des millions de salariés car ces derniers ne voient pas poindre l’alternative politique au modèle néo-libéral conservateur que nous connaissons depuis des années. Après chaque défaite, entre boucs émissaires commodes et raisons extérieures tombant à point nommé, les socialistes trouvent toujours le moyen de s’exonérer de la seule responsabilité qui compte : la leur, leur responsabilité collective.

Après chaque défaite, les appels à la rénovation se multiplient à tel point que ce mot est galvaudé et qu’on peut se demander si "rénovation" n’est pas le terme décrivant le déclin d’une famille politique en train de perdre son rôle central au sein de la gauche.

Nous ne pouvons plus attendre, le contexte économique, social, environnemental et politique, l’exige. Il ne doit plus s’agir de refonder quoi que ce soit, ou d’essayer de recoller à nouveau les morceaux par le jeu des chaises musicales au sein d’un appareil. Notre parti a des forces et des talents, il doit s’appuyer dessus. Mais ce qui compte avant tout, c’est de créer une nouvelle force politique à gauche capable de nous amener vers le progrès et d’offrir un futur à nos enfants.

Aujourd’hui, nous interpelons l’ensemble des socialistes : tous, quel que soit leur âge, s’interrogent. Nous devons collectivement, y compris à l’intérieur du MJS répondre à des questions fondamentales :
- Alors que 60% des électeurs ne se sont pas reconnus dans les offres politiques posées, comment être mieux à l’écoute des attentes et des aspirations des Français, qui, à une écrasante majorité n’ont intérêt ni à la politique du gouvernement, ni à l’évolution actuelle de la société ?
- Alors que le néo-libéralisme entretient et prospère sur la résignation, comment définir un projet de société ambitieux reposant à la fois sur nos valeurs et notre inventivité ?
- Alors qu’en 2009 plus de Français ont participé aux manifestations qu’il n’y a eu de votes pour le PS, comment construire une organisation politique de masse intégrant les millions d’électeurs, qui à chaque élection votent pour les forces de gauche ?
- Alors que la droite se donne les moyens de parvenir à l’hégémonie culturelle, comment bâtir une stratégie d’influence politique et culturelle apte à enraciner la gauche dans la société pour la mettre en mouvement ?

Les réponses à ces questions peuvent être simples, y répondre et surtout agir demande du courage. Mais les socialistes ne sauraient les avoir à eux seuls. Le MJS prendra donc toute sa part dans ces débats et par conséquent appelle tous les jeunes de gauche à venir nous aider à répondre aux multiples défis de la période en faisant le choix de l’engagement, de la construction d’une gauche unie, à l’écoute et ambitieuse.

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Jeudi 30 avril 2009





Solidarité !

La fête des travailleurs est une journée célébrée dans la plupart des pays du monde. Au moment où la crise économique internationale nous rappelle la fragilité d’un système injuste et de plus en plus inégalitaire, la solidarité est une valeur à réaffirmer. La crise est globale. Mais néanmoins, elle semble particulièrement renforcée en France avec la politique d’une Droite dure, orgueilleuse et incapable de répondre aux attentes des Français. Pire, elle souhaite faire diversion en agitant les vieux démons de l’insécurité ou de faux débats comme sur le travail le dimanche… Mais du travail, les Français en veulent déjà la semaine !

Nos concitoyens souffrent… Confrontées quotidiennement à la dégradation de l’emploi, du pouvoir d’achat, les familles sont révoltées de se rendre compte, dans le même temps, qu’une petite poignée de favorisés gardent les faveurs du Gouvernement et perçoivent des milliers d’euros via le bouclier fiscal. Ce sont toujours les mêmes qui doivent se serrer la ceinture. Ce sont toujours les mêmes à qui les efforts sont sollicités. Ce sont toujours les mêmes qui récoltent les « pots cassés ». Derrière la crise économique, la crise sociale est donc bien là. Pourtant d’autres mesures justes et d’applicabilité directe sont possibles : baisse de 1 point du taux de TVA, soutien au PME-PMI, allocation de 500€ à tous les bénéficiaires de la prime pour l'emploi et à tous les bénéficiaires des minima sociaux, la revalorisation du SMIC de 3%, la revalorisation des allocations logement…

Serrons nous les coudes et faisons jouer la solidarité entre nous tous ! Le Mouvement des Jeunes Socialistes de Saône et Loire s'associe donc pleinement à l'appel à la mobilisation des organisations syndicales et appelle tous les citoyens à se retrouver aux différents lieux de rassemblement prévus ce vendredi 1er mai dès 10h à Chalon, Mâcon, Le Creusot, Montceau, Autun, Paray et Louhans.
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Jeudi 2 avril 2009
L'INTERCOMMUNALITE, NOUVEL HORIZON DES COMMUNES

Que faut-il retenir du rapport de la commission Balladur ? La fusion de certaines Régions ? La définition de grandes métropoles régionales au rayonnement Européen ? Peut-être, mais ces mesures phares et le tumulte médiatique de ces derniers jours a relégué au second plan des questions essentielles pour le quotidien des Français, à savoir, le rôle et le devenir des regroupements communaux comme les communautés de communes, d’agglomération ou bien encore les communautés urbaines. Ces structures intercommunales concernent plus de 34 000 communes et concernent 87,3% de nos concitoyens. Elles sont destinées à jouer un rôle essentiel dans l’organisation administrative Française. Il se joue dans ce débat et dans les décisions qui seront prises dans les prochains mois, l’avenir de nos villes et campagnes et la qualité du service public rendu aux Français.

Ceci est d’autant plus important que l’Etat se réorganise, modifie en profondeur sa présence sur le terrain. La réforme de la carte judiciaire, le maillage du réseau des agences de la Banque de France et des perceptions ne sont plus ceux que nous avons connus, la réorganisation souvent douloureuse de la carte hospitalière, la fermeture croissante de classes en milieu rural, pour ne citer que quelques exemples, changent considérablement la donne. Tout ceci s’accélère avec la mise en œuvre de la révision générale des politiques publiques (RGPP), les élus de petites communes ne peuvent plus solliciter autant que de besoin les services de l’Etat pour être assistés dans la mise en œuvre technique de leurs dossiers. Ils se perdent dans le millefeuille territorial de plus en plus complexe. Les besoins sont réels et les élus bien désemparés. Dans le même temps, certaines communes se sont développées sans mesurer l’impact des constructions de grandes zones pavillonnaires sur la vie de ces villages. Les nouveaux habitants exigent, attendent, des services équivalents à ceux des villes quittées pour une vie à la campagne souvent idéalisée, les petites infrastructures souffrent de l’intensification de leur sollicitations, des populations qui s’ignoraient jusqu’alors doivent apprendre à vivre ensemble…

Dans le milieu rural, les petites intercommunalités, souvent imaginées comme la parade idéale à ces problèmes, n’ont plus de souffle, faute d’atteindre une taille suffisante pour porter des projets structurants capables de faire rayonner leur territoire.

Dans ce contexte, l’intercommunalité va devoir engager des profondes mutations pour relever ce défi et transformer ces faiblesses en opportunités. Elle y est prête, l’heure est à la mutualisation des services, qu’il s’agisse des ressources humaines ou des services supports (informatique, urbanisme, moyens généraux…). Il est temps de construire les équilibres entre ville-centre et communes périphériques afin de garantir un développement qui ne favorise plus l’étalement urbain avec toutes les conséquences néfastes que l’on connait en matière de développement durable (trafic routier, imperméabilisation des sols, gestion de l’eau et de l’assainissement, consommation irrémédiable des espaces agricoles) tout en respectant le désir de vitalité et d’attractivité des communes membres.

Devants ses constats partagés, il est donc logique que la commission Balladur pose le débat du mode d’élection des élus qui y siègent. Une identification claire sur les listes municipales des élus appelés à siéger dans les intercommunalités me semble indispensable. Il est également logique que les périmètres de certaines intercommunalités soient revus. Cela doit se faire à trois conditions. La première consiste à clarifier les compétences respectives des différents échelons administratifs. Cela passe, à mon sens, par le maintien de la clause de compétence générale pour la commune et un chef de fila plus affirmé pour le Département et la Région. La seconde condition est de veiller à respecter la logique des bassins de vie en se refusant tout redécoupage ou recomposition à visée strictement électoraliste. La troisième et dernière de ces conditions doit permettre de garantir des ressources dynamiques aux collectivités.

Aussi, le débat sur la disparition annoncée de la taxe professionnelle n’est pas neutre. Cela est d’autant plus vrai que nos collectivités portent 73 % de l’investissement public. A titre d’exemple, la taxe professionnelle unique représente pour la collectivité que je préside 55% de ses recettes. Si je suis pour sa réforme, celle-ci doit maintenir un lien étroit entre l’entreprise et son territoire tout en assurant des recettes pérennes, dynamiques pour les collectivités. Ce principe exclu d’office tout principe de dotation de l’Etat. Au-delà de l’analyse proposée, on peut regretter que le rapport de la commission Balladur ne pose pas plus ouvertement la nécessité d’une refonte des principes de la fiscalité locale qui fait aujourd’hui la preuve de ses limites.

Le fonctionnement de la démocratie locale, les acteurs de l’aménagement du territoire, la refonte fiscalité locale, la qualité du service public sont ici directement et concrètement réinterrogés … L’ouverture de ces vastes chantiers était nécessaire, le rapport Balladur a le mérite de poser noir sur blanc les termes du débat et d’avancer des propositions. Nos concitoyens attendent une simplification du paysage administratif tout en conservant une affection particulière à leur commune. Cela doit se faire dans le consensus, car il n’a échappé à personne que certaines des mesures proposées feront appel à des modifications constitutionnelles que seul le Congrès de Versailles devra voter. Les enjeux sont conséquents et touchent très concrètement le quotidien de nos concitoyens. Les réponses à trouver reviennent à redéfinir le pacte républicain qui unit tous les Français. Gageons que les missions remplies par l’intercommunalité seront au cœur de ce pacte.
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Lundi 30 mars 2009

A l’extraordinaire chance que représente la révolution numérique, cette multiplication colossale des échanges culturels, le Gouvernement ne trouve pas mieux à faire que d'emboiter le pas aux industriels qui tentent à tout prix de préserver leurs rentes, leurs modèles anciens, coûte que coûte, au prix d'un appareil répressif orwellien. Vous appelez à la rescousse des technologies de surveillance pour protéger des intérêts privés en proie à la crise de leur modèle économique. Le droit d'auteur sert dans cette affaire de cache-sexe aux industriels. D'ailleurs le droit d'auteur a été inventé pour protéger les auteurs contre les éditeurs et les diffuseurs et il est piquant aujourd'hui de voir les majors pousser les artistes sur le devant de la scène alors qu'ils sont les premières victimes de ces subterfuges. Si comme nous le proposions en 2005 la licence globale avait été adoptée, c'est plus d'un milliard d'euros par an qui, depuis cette date, auraient bénéficié aux créateurs !

Ce projet de loi propose de suspendre l'abonnement d'un particulier, ce qui équivaut, compte tenu du développement des usages, à prononcer une sorte de « mort sociale » électronique. Cette solution est technologiquement non viable dans la mesure où une grande partie des abonnés le sont à travers des forfaits triple play conjuguant téléphone, internet et télévision. Restructurer les réseaux pour obliger les FAI à distinguer les usages et les affectations de la bande passante représente un coût de l'ordre de 70 millions d'euros!!! Qui va payer sinon l'usager?

La vérité, c'est qu'il y plusieurs sortes de « téléchargeurs » et au moins deux: les jeunes désargentés qui de toutes façons ne vont pas au cinéma ni n'achètent de CD parce qu'ils n'en ont tout simplement pas les moyens; et ceux pour qui l'échange d'œuvres par Internet vient s'ajouter à une consommation culturelle déjà intense et souvent la stimule. Ceux-là vont au cinéma et téléchargent des films, achètent des CD, peut-être encore plus, et téléchargent des musiques.

Au lieu de contribuer à inventer un modèle économique du droit d'auteur à l'ère numérique pour doper la création, vous mettez en place des gendarmes du net pour protéger les intérêts d'opérateurs qui tentent d'imposer leur monopole et de sauver leurs rentes.

Nous proposons, nous, au contraire, dans nos amendements, une piste pour concilier la liberté et les potentialités extraordinaires ouvertes par le web aux internautes et la nécessaire rémunération des créateurs. C'est la contribution créative. Mais nous nous opposerions avec détermination à l'arsenal répressif de surveillance généralisée que vous entendez mettre en place et au danger qu'il constitue pour les libertés individuelles.

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Samedi 28 mars 2009
Les organisations syndicales attendaient plus de manifestants que le 29 janvier dernier: le pari a été gagné sans problème. Nationalement, il est fait état de plus de 3,2 millions de manifestants aujourd'hui contre 2.5 millions d'après les chiffres des syndicats que fin janvier dernier (1.2 millions contre 1 million pour les chiffres de la police): c'est beaucoup plus que le 4 avril 2006 contre le Contrat première embauche avec 3.1 millions de personnes dans la rue (NDLR: peu de temps avant l'abrogation de ce dernier) et aussi que le "plan Juppé" en 1995 sur les retraites et la sécurité sociale qui ressemblait à la réforme des régimes spéciaux de retraite en 2007.


Nous vous proposons aussi un diaporama de la manifestation:



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Vendredi 13 mars 2009

Deux ans après la loi DADVSI, le gouvernement veut rajouter une nouvelle corde à son arc du tout répressif : la loi Création et Internet ou aussi appelée HADOPI (Haute Autorité de Diffusion des Œuvres et de Protection des droits sur Internet).


Ce projet de loi instaurerait un nouveau mécanisme, celui de la « riposte graduée ». En clair, les ayants droits pourraient désigner des agents assermentés qui saisiraient la HADOPI de toute infraction constatée, qui pourrait alors prononcer une peine de suspension de l’abonnement Internet allant jusqu’à un an ainsi que le paiement d’une amende.


Ce projet de loi n’a qu’un seul objectif : défendre les intérêts financiers des grands majors du disque qui voient leur modèle économique s’effondrer, et criminaliser les usagers d’internet. Alors que l’opportunité de mettre un place un système économique via une licence globale, qui permettrait de rémunérer directement les artistes et de démocratiser l’accès à toutes les formes de culture, la droite continue d’avoir un temps de retard sur l’usage des nouvelles technologies.


Le Mouvement des Jeunes Socialistes appelle les parlementaires à s’opposer fortement à ce projet de loi et s’associe à l’appel du réseau des pirates (reseaudespirates.org) qui propose un pacte pour les libertés numériques.
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Mercredi 18 février 2009

Pouvait-on tomber si bas pour un sommet annoncé si haut ?

Le Mouvement des Jeunes Socialistes considère que l’intervention du Président de la République ce soir relève de la supercherie. On ne peut marteler la volonté de justice alors que l’on mène la politique la plus injuste de l’histoire de la Vème République. Si les mots ont un sens, les actes aussi : ceux de Nicolas Sarkozy ne font qu’accroître les inégalités. De même, il paraît incohérent de parler aujourd’hui de la situation sociale en France sans parler de l’outre-mer alors que la crise politique en Guadeloupe n’est que la conséquence d’une crise sociale profonde.

Le président se voit comme le capitaine d’un navire mais quand le bateau dérive il oublie de redresser la barre et ne change pas de cap. Il ne donne aucune perspective pour les Français, tout au plus des effets d’annonce qui préfigurent le naufrage
. Ainsi quand il parle de partage des profits, il n’envisage d’aucune façon une véritable répartition des richesses, preuve en est, aucune augmentation des salaires n’est à l’ordre du jour. Le débat sur le partage des profits est au mieux une diversion symbolique, au pire un leurre commode.

Après l’effervescence entretenue par la droite sur la question de la jeunesse ces derniers jours, la seule mesure qui la concerne véritablement est la prime de 500€ accordés aux chômeurs ayant travaillé entre deux et quatre mois
. Un chômeur de moins de vingt cinq ans sur trois ans est indemnisé par l’assurance chômage. Quand on est jeune en fin de CDD ou de mission d’intérim, et que l’on s’apprête à vivre des longs mois de chômage ces 500€ sont juste de l’argent de poche, une goutte d’eau de pouvoir d’achat dans un océan de précarité. En effet, aucune annonce n’a été faite sur l’emploi des jeunes. Tout juste une négociation sur l’autonomie des jeunes a été évoquée.

Le président déclare ne pas vouloir « sacrifier l’avenir au présent », or il sacrifie le présent sans garantie d’avenir
.
Parce que cette supercherie n’est plus tenable pour des millions de jeunes en première ligne face à la crise, le Mouvement des Jeunes Socialistes appelle les jeunes à maintenir la pression sur le gouvernement en manifestant dès demain pour défendre le service public d’enseignement supérieur et le 19 mars pour soutenir les syndicats dans leur volonté d’obtenir de vraies avancées sociales.

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